Voilà plus de 20 ans que Hugo Lienhard
habite le chemin Vy-à-Vaux à Mies. Un
homme naturel et sympathique que vous
aurez peut-être reconnu, avec son habit de
travail bleu et ses fameuses boucles d’oreille
en forme de cuillère appen--zelloise.
Dans le sous-sol de sa maison, en face du
portail d’entrée, se trouve l’atelier du parfait
bricoleur. C’est dans ce lieu que plus
de 80 maquettes fascinantes de réalisme ont été créées par Hugo Lienhard. Des reproductions
de sites archéologiques qui sont
exposées dans plusieurs musées, juste pour
citer les plus connus : le Musée Cantonal
d’Archéologie à Lausanne, le Musée d’Art et
d’Histoire de Genève, le Musée de Sion, de
Fribourg, le Laténium de Neuchâtel, et
même à l’Etranger
(au Soudan, à Gaza).
Hugo Lienhard a suivi une formation de
mécanicien de précision, puis a travaillé quelques années chez Hispano-Oerlikon, tout en cultivant dans le privé sa passion
pour le modélisme. |
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Photos Jean-Luc Ray |
Sa rencontre avec sa compagne Ariane Winiger, archéologue,
et sa participation à des fouilles préhistoriques, ont créé des contacts et lui
ont donné l’envie de se lancer dans les maquettes didactiques.
Aussi nombreuses qu’admirables, toutes ses réalisations représentent un nombre
incalculable d’heures de travail, élaborées de A à Z dans son atelier. Ses oeuvres
sont réalisées à l’aide de plaques de résine, de bois, et d’argile; Hugo rassemble les
divers matériaux qu’il trouve (pierres, branches, poil de balais (toits), os, etc.)
pour donner corps et vie à ses compositions, qu’il agrémente aussi de petits personnages
sculptés à la pièce en résine. Les scènes de vie d’antan sont retracées
avec un certain humour et procurent cette touche réaliste et vivante qui intéresse
autant les adultes que les enfants. Il signe d’ailleurs ses chefs-d’oeuvre en
y ajoutant un personnage moustachu parmi les personnages de ses maquettes, « son alter ego » en quelque sorte…

Photo Jean-Luc Ray
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Cet « architecte de la miniature » travaille en collaboration avec des archéologues
ou/et des Musées qui lui fournissent les plans et les dimensions des sites à reconstituer. Ces derniers sont réalisés avec exactitude à différentes échelles.
S’ensuit alors un travail rigoureux de reproduction qui s’étale souvent sur plusieurs
mois.
Parmi les maquettes les plus grandes, les fondations de la
Cathédrale St- Pierre (plus de 1000 heures de travail) le
site de Cortaillod (NE) de 3 m2, et le site où l’on a récemment découvert
les statues des Pharaons Noirs à Kerma au Soudan (2,8 m2).
Rita Mancesti
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